Le Léman Bleu et Ombres

Lorsque le soleil descend lentement et vient caresser les vaguelettes de l’autre bout du lac; lorsque la lumière devient si blanche qu’il est impossible de distinguer les couleurs; lorsque saturés, les yeux ne voient plus que des ombres … alors l’eau et les rives livrent leurs secrets, leurs mystères, leur histoire. Chaque ombre parle à ceux qui sont présents, et a tant à raconter que le badaud qui offre un instant d’attention à ces âmes lacustres est retenu prisonnier le temps d’un long, très long voyage intérieur … sans passé ni présent. Un goût d’éternité … un voyage au paradis.

Seule la disparition totale de la lumière, et l’arrivée subite du froid qui l’accompagne (rappelant à l’imprudent égaré que l’hiver est bel et bien toujours là), causera la décharge nécessaire pour faire revenir notre voyageur d’un monde où il se sentait bien. Ne resteront dans la mémoire de notre rêveur que peu de souvenirs. Et les images qui lui auront été généreusement offertes …

Le Léman Bleu et Ombres - Le rêveur pOsté - (c) 2011 OuiLeO.Com Le Léman Bleu et Ombres - Vertical - (c) 2011 OuiLeO.Com Le Léman Bleu et Ombres - Le bOut - (c) 2011 OuiLeO.Com Le Léman Bleu et Ombres - Brumes - (c) 2011 OuiLeO.Com Le Léman Bleu et Ombres - Le Rendez-vOus - (c) 2011 OuiLeO.Com Le Léman Bleu et Ombres - La Liberté est Ailleurs - (c) 2011 OuiLeO.Com Le Léman Bleu et Ombres - Rongé par le temps - (c) 2011 OuiLeO.Com Le Léman Bleu et Ombres - Santé de Fer - (c) 2011 OuiLeO.Com Le Léman Bleu et Ombres - Le bout du Chemin - (c) 2011 OuiLeO.Com

Les ballOns de Château-d’Oex

A défaut de neige, il y a un certain nombre d’alternatives pour profiter de la montagne en hiver. Et parmi elles, le rassemblement de ballons de Château-d’Oex est incontournable.

Il s’agit d’un Festival International de Ballons organisé en pleine montagne, non loin de la région de la Gruyères. C’est une manifestation unique en son genre. Quelques 60 montgolfières tournent entre les sommets, parfois s’éloignent puis reviennent au gré des courants d’air dans un balai incessant qui dure toute la journée.

Voici quelques prises de vues. Histoire d’immortaliser l’événement même si j’étais loin d’être le seul à prendre des photos … à tel point qu’on pourrait rebaptiser le festival le Canon ou Nikkon Festival !!!

Châteaux-d'Oex - (c) 2011 OuiLeO.cOm ballOns ... - (c) 2011 OuiLeO.cOm Sur fOnd bleu - (c) 2011 OuiLeO.cOm Trois ou quatre - (c) 2011 OuiLeO.cOm Aux cOuleurs d'Ovomaltine - (c) 2011 OuiLeO.cOm L'Aile rOuge - (c) 2011 OuiLeO.cOm Où sOnt passées les cOuleurs - (c) 2011 OuiLeO.cOm Derrière l'Eglise - (c) 2011 OuiLeO.cOm La pOste - (c) 2011 OuiLeO.cOm Du gris - (c) 2011 OuiLeO.cOm Qui pArle de viAnde - (c) 2011 OuiLeO.cOm Un drÔle de jArdin - (c) 2011 OuiLeO.cOm L'air viEux - (c) 2011 OuiLeO.cOm Un nOuveau tOur du mOnde ? - (c) 2011 OuiLeO.cOm Le château dans le ciel - (c) 2011 OuiLeO.cOm Les trOis ballOns - (c) 2011 OuiLeO.cOm Le ballOn d'une bAnque - (c) 2011 OuiLeO.cOm Les bAdauds - (c) 2011 OuiLeO.cOm

De Split à dubrOvnik

Envie d’une virée en Croatie, au coeur de la Dalmatie ?
Suivez le guide !

Les unes après les autres, ces images vous emmèneront de Split à Dubrovnik en passant par les îles de Brac, Hvar, Mljet et la presque-île de Peljesac. Une croisière sur un petit rafiot à bord duquel le spectacle est incomparable : couchés de soleil flamboyants, îles densément recouvertes d’une végétation surprenante, falaises plongeant droit dans l’Adriatique, ports isolés propices au rêve. Le tout bien sûr sans oublier de faire quelques détours par de petites criques paradisiaques.

Bon voyage !

Le pOrt de Split - (c) 2010 OuiLeO.cOm Livre Ouvert - (c) 2010 OuiLeO.cOm Mise à l'échElle - (c) 2010 OuiLeO.cOm Sac de nOeuds - (c) 2010 OuiLeO.cOm Corail - (c) 2010 OuiLeO.cOm Île de Brac - (c) 2010 OuiLeO.cOm Brac et la crique des pirAtes - (c) 2010 OuiLeO.cOm Complètement Ding - (c) 2010 OuiLeO.cOm Briques à Brac - (c) 2010 OuiLeO.cOm Sunset over Brac - (c) 2010 OuiLeO.cOm Un soir sur le Dare - (c) 2010 OuiLeO.cOm Stari Grad - (c) 2010 OuiLeO.cOm Les pavés de Stari Grad - (c) 2010 OuiLeO.cOm Départ pour Hvar - (c) 2010 OuiLeO.cOm Figuier - (c) 2010 OuiLeO.cOm Il fAit le mUr - (c) 2010 OuiLeO.cOm Bleu Bleu Gris - (c) 2010 OuiLeO.cOm Soucoupe flottante près de Hvar - (c) 2010 OuiLeO.cOm La montagne qui siffle - (c) 2010 OuiLeO.cOm Dare Dare - (c) 2010 OuiLeO.cOm Calme plAt - (c) 2010 OuiLeO.cOm Une bite rOuge - (c) 2010 OuiLeO.cOm BougAinviolet - (c) 2010 OuiLeO.cOm KorKula - (c) 2010 OuiLeO.cOm Garigue - (c) 2010 OuiLeO.cOm Coin secret - (c) 2010 OuiLeO.cOm Île Dalmate - (c) 2010 OuiLeO.cOm Mljet - (c) 2010 OuiLeO.cOm Rouky sur Mljet - (c) 2010 OuiLeO.cOm Where is the mOnastère de Mljet - (c) 2010 OuiLeO.cOm Pin vert - (c) 2010 OuiLeO.cOm Méditation au mOnastère - (c) 2010 OuiLeO.cOm Brillant blEu - (c) 2010 OuiLeO.cOm Multi-POrte de Dubrovnik - (c) 2010 OuiLeO.cOm Les tOits inespérés - (c) 2010 OuiLeO.cOm Un pote de Tiki - (c) 2010 OuiLeO.cOm

Le paradOxe des Grands Chemins

Je me souviens des Grands Chemins que la nature y est dominante. Je me rappelle que Jean Giono y parle d’un artiste, d’une auberge et dans l’auberge, il y a une aubergiste et un poêle. Il me reste également une image, assez dépouillée certes, mais qui persiste assez précisément dans ma mémoire. Ce tableau cérébral est parcouru par un long chemin de terre bordé de hauts peupliers. Un personnage, certainement le héros du livre, se tient au centre de la scène,  droit comme un i et vêtu d’une longue toge marron. Il porte un baluchon de taille moyenne et me tourne le dos. Il s’éloigne vers l’infini.

Drôle d’introduction. Me voici l’obligation d’avouer qu’il ne me reste plus grand-chose de ce roman que j’ai lu il y a plus de dix ans… à peine quelques vagues souvenirs. Mais alors pourquoi ne supprimé-je tout simplement pas cet embarrassant préambule qui m’oblige à dévoiler la face emmental de ma matière grise ? La réponse se trouve certainement dans la suite du texte. Je ne parlerais pas sans raison d’une histoire dont le souvenir revient sans cesse dès qu’en randonnée je me sens seul au milieu de nulle part, d’une histoire qui refait surface dès que la nature et le monde qui l’abrite laissent paraître sans retenue leur infinie beauté ! Les grands espaces, les sommets recouverts de neige, les chemins traversant des prés de graminées… tout me ramène aux rêves de liberté, d’errance et de vagabondage que m’inspirait l’œuvre. 

Si j’en crois les mots qui précèdent, je tiens désormais la réponse à la question et je suis maintenant en mesure de conclure les prolégomènes nécessaires pour la suite. Mais avant d’aller trop loin, j’ouvre une petite parenthèse… car je tiens à annoncer que randonner n’apporte pas uniquement des pensées positives. Ce serait trop simple. Parallèlement aux bienfaits que m’apportent mes excursions, la communion avec la nature me fait glisser inévitablement vers les abîmes de ma pensée. J’en viens régulièrement à détester l’Homo Modernicus. 

Prenons un petit enchaînement logique pour illustration de ces dérives mentales : imaginez qu’après trois heures de marche vous vous trouviez en haut du Mont-Tendre, unique sommet du Jura duquel vous pouvez observer le Lac Léman sur toute sa longueur, de la vallée du Rhône à votre gauche, c’est-à-dire à l’Est, au Jet d’Eau de Genève à l’Ouest, votre droite. Vous pouvez également observer, en face de vous, le Mont-Blanc au-delà des premiers pics des Alpes… et pour peu que ce soit le soir, le soleil rasant vous transforme le roi des Alpes en un magnifique Mont-Rose qui domine le paysage. Vous vous sentez bien, détendu, heureux, vidé.

Leman - (c) Julien DUMOUCHEL

Orage sur le Léman – ©2008 Julien DUMOUCHEL

Alors vous baissez les yeux et commencez à distinguer des mini-humains qui s’agitent comme des fourmis sur une gigantesque fourmilière. Des filets lumineux jaunes et rouges dessinent les routes comme les veines sur une peau blanche. Dans un premier temps vous trouvez l’ensemble magnifique. Puis des souvenirs vous reviennent sans que vous arriviez à les chasser et, sans trop savoir pourquoi, vous repensez aux désirs que le système nous injecte en intraoculaire par l’intermédiaire des médias (on frôle pléonasme). Evidemment, conditionnement bien calculé du subconscient oblige, vous prenez conscience que nous ne savons pas nous soustraire à ces désirs, qu’il nous faut acquérir l’argent nécessaire à leur satisfaction et que nous nous soumettons ainsi sans contester à des efforts quotidiens et soutenus. Vous comprenez que nous acceptons malgré nous d’être liés à des conditions de vie dont nous ne voulons souvent pas, que nous pactisons avec les banques et que, croulant sous les dettes, nous finissons par nous mentir en pensant que ce n’est pas si mal… pensée positive résultant de la satisfaction d’un désir qui se transforme en une sorte de décharge chimique au niveau du cerveau et provoque un soulagement appréciable qui permet à l’individu de jouir de quelques instants de répit. Vous vous sentez soudainement faible et vulnérable. Vous commencez à sentir que dans ces conditions de vie, les individus sont imperméables mais leur inconscient peut profiter d’un moment de faiblesse ou de détachement pour frapper. Vous avez à peine le temps de mesurer la portée de vos pensées que votre inconscient prend le contrôle de vos idées et du haut du Mont-Tendre vous êtes atteint d’un vertige d’un genre inhabituel. Doux rêveur, vous vous mettez à imaginer un monde dans lequel nous travaillerions uniquement par passion et habiter en montagne ne serait pas une contrainte. D’ailleurs vous voudriez reste ici indéfiniment ou vous aimeriez trouver en descendant une société dans laquelle l’argent ne serait pas indispensable et notre voisin partagerait généreusement son pain si vous veniez à en manquer. Oui, doux rêveur… Mais il vous faut descendre maintenant et retrouver la civilisation telle qu’elle est. Une haine plus ou moins modérée s’empare de vous.

Vous décidez tout de même de vous calmer avant de redescendre. Tout rentre finalement dans l’ordre et au final, vous avez passé un merveilleux moment loin des hommes, proche de vous.

Je me suis un tantinet égaré et ferme la parenthèse. 

Que voulais-je écrire au juste lorsque j’ai décidé de commencer à parler des Grands Chemins ? Je crois que je souhaitais mettre des mots sur des impressions fortes, les désirs irréprimables qui m’envahissent à chaque fois que je découvre un coin de montagne avec l’illusion d’être un aventurier. Dire à quel point, devant la beauté des paysages, je suis saisi par l’envie de partager, de prendre des milliers de photographies et les diffuser à tous ceux avec qui j’aimerais vivre ces instants de découverte. En fait, il me semble que je voulais simplement exprimer mon irrésistible et récurrente envie de montrer à tous ceux qui restent enfermés dans les villes l’infinie diversité du monde qui nous entoure et de leur hurler de venir rêver, profiter et prendre conscience des merveilles que notre comportement détruit à petit feu.

Mais finalement, la présence de plus de monde sur ces chemins de randonnée ne serait-il pas pire encore pour la nature ? Quel est le comportement à adopter, le bon comportement ? Que se passerait-il si une dizaine de milliards d’individus se mettaient à arpenter les sentiers de montagne ? Les paysages subiraient-ils le même sort que la Côte d’Usure ? Là, je crois que je m’égare à nouveau. 

Finalement, tout ce que je peux dire, c’est que je suis sujet à un double « je », car mon envie de partager affiche clairement ses limites. Je sais que je détesterais trouver davantage de monde sur mes Grands Chemins ! Alors merci de vous contenter de les lire ! Jean Giono vous en remerciera également…