juin 30 2010

Un mOt des pensées

Depuis quelques semaines, j’ai découvert @1MotDesPensees qui propose chaque jour un mot sur lequel chacun peut laisser aller son imagination. Seule limite, la longueur d’un « Tweet », soit moins de 130 caractères disponibles ! Séduit par cette idée simple et le défi devoir trouver chaque jour quelque chose à dire sur un mot qui tombe du ciel, je me suis lancé, en me contraignant légèrement plus : ce que j’écris doit être spontané. Pas plus de trois minutes pour poster ma proposition !

Je continue encore cet exercice aujourd’hui, mais j’ai envie de résumer dans ce post mes mini-textes des mois de Mai et Juin. Les autres suivront chaque mois.

Mes premiers mots, mes premières pensées sont dans les lignes qui suivent …

Camélias : "Je dirais que si que Camelias, j'arrête de fumer ! Et vu ce jeu de mot assez déplorable, ça ne me ferait pas de mal !!!"

Creux : "Au creux du Creux du Van je laisse mes pensées chevaucher les vents. Sacré Creux !"

Glace : "Je t'observe. Iceberg miniature tu flottes sur mon whisky. Je vois en toi. La transparence de ta glace reflète mon ennui."

Aube : "L'office dure depuis l'aube, une éternité. Tu transpires sous ton aube. Mais il faut t'y faire. L'Éternité est ton métier."

Courbe : "La courbe d'équation y=ax+b ... Elle est nulle. Car elle est droite !!!"

Vallée : "Je me souviens des abricots du Valais achetés au bord des routes, gorgés de soleil, dévorés, avalés dans la vallée du Rhône"

Boule : "Cette boule lâche la barre de bois [...] afin d’entamer une chute visant le coeur d’une cible."

Flèche : "Mon excitation monte en flèche jusqu'au moment où je vois le mot : flèche. Alors elle retombe en chute libre."

Mort : "Je fus mis à mort Mi Amor parce qu'il est interdit de se faire payer pour aimer. A mort les interdits ! Vive l'amour !"

Lagon : "La gondole gondole l'eau du lagon, et moi là, gonflé à fond de l'air de l'eau, assis au fond d'elle, je fonds de plaisir"

Bruine : "Tu tambourines sous la bruine mais le bruit ne sors pas. Tel un fou tu tapes plus fort encore, et encore, jusqu'à la mort."

Prairie : "Fleurs, herbes, tiges, feuilles, papillons, moucherons, jaune, rose, clochettes, pétales... C'est çà, la prairie."

Aurore : "Horreur ! Je n'ai pas eu le temps de trouver à placer le mot du jour dans mes pensées. Mais il me reste jusqu'à l'aurore !"

Blessure : "Le dehors déteint sur mon dedans Chaque blessure faite à la terre me fait mal Et ce depuis que je suis un enfant."

Miroir : "Aç itros a'm elle riorim tom el rus noitanigami nom étlusnoc ia'j dnauq"

Tresse : "Portrait robot établi dans la détresse : elle a des tresses. Déstresse ! On va la retrouver."

Sieste : "Ma sieste fut si longue que je me réveille sur le point de rater le mot des pensées du jour !"

Douce : "Ma douce m'entoure doucement et ma douce ment en m'affirmant m'emmener au firmament car je m'ennuie de cette douceur."

Dérive : "J'ère sur les rives de mon âme en dérive tel l'esprit tordu serpentant en zigzaguant à travers le terrain vague du sérieux."

Blanche : "Dans ma ville, des centaines de cheminées crachent de larges volutes de fumée blanches."

Papouilles : "Les papouilles de Papy me chatouillent ! Bouh. J'ai beau tenter de les éviter, je les subis et je lévite à chaque fois."

Folie : "C'est de la folie ! Je hurle je crie je m'insurge je craque! Argh! Mais où donc sont mes papa, mes papa, mes papouilles !!!"

Océan : "Mes yeux pleurent sur un océan de maux Quelques larmes chaudes de délivrance"

Peau : "J’aime caresser sa peau et sa peau aime les traces que je lui laisse. "

Cicatrice : "Les cicatrices laissées sur mes paupières par les horreurs faites par les hommes me font aussi mal que si je regardais."

Fraîcheur : "La fraîcheur de la forêt attire la nacelle vers le bas ... chute infernale. Gaz. Stabilisation. Ouf ! Nous avons eu chaud !"

Ombre : La silhouette d’un arbre au milieu de ce paysage de coton apparaît en ombre chinoise.

Faiblesse : "Ce que je dis et fais blesse toujours. C'est ma grande faiblesse !"

Pomme - Cuisse - Perfection - Chair (4 jours) : "La peau de la pomme est si belle si lisse. La perfection. Je croque dans sa chair humide comme s'il s'agissait d'une cuisse."


mai 30 2010

Un blOg, un Arbre

Je m’arrête un instant dans ma frénésie quotidienne. Aujourd’hui, courte pause dans mes activités. Le temps d’imaginer le nombre d’ordinateurs, de serveurs, de machines branchées à travers le monde pour me permettre de communiquer en temps réel avec n’importe qui sur la planète. L’énergie nécessaire pour faire fonctionner cet ensemble. L’électricité consommée rien que pour partager mes passions, éditer mes blogs, mes divers profils, effectuer quelques recherches, me prélasser, assouvir mes besoins de loisirs…

Penser à ce que coûte à la planète mes petites errances sur la blogosphère, mes échanges sur les réseaux, l’édition de OuiLeO.cOm ? Je n’aime en général pas beaucoup car je prends peur, impuissant, ne sachant que faire pour compenser. Et souvent, bras ballants les fesses sur ma chaise de bureau, je ne fais rien pour améliorer la situation.

En revanche, je suis tombé récemment sur un article qui me proposait de planter un arbre contre un écrit sur mon blog à propos de cette même initiative… j’ai visité le site et me suis dit que l’idée était bonne : cet arbre me permettrait de compenser en carbone l’existence de OuiLeO.cOm. Outre le fait que ce geste aiderait à reboiser une forêt dévastée par le feu en 2007.

My blOg is Carbon Neutral

Ainsi aujourd’hui je peux agir ! Et ce simplement en rédigeant cet article pour vous inviter à en faire autant.

Pour tout savoir le programme « Mon blog est neutre en Carbone » et comment faire pour planter votre arbre avec des mots, rendez-vous sur la page web du programme. Aucune connaissance en jardinage nécessaire !

Ensemble, plantons une forêt…


mai 14 2010

Une vie de chAt

Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires

Amis de la science et de la volupté
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres;
L’Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin;

Leurs reins féconds sont plein d’étincelles magiques
Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal – Les Chats

Une Vie de chAt - (c) 2010 OuiLeO.cOm

Merci à Tiki pour m’avoir accordé le droit d’utiliser son image…