Note sur le temps

Les gouttes glissent sur une portée sinueuse comme les jours au fil des mois. Ainsi se joue la partition de notre vie sur l’air de notre existence.

Et une fois par an, on tourne la page avec la ferme intention de continuer sur une autre tonalité, à la recherche de la clé qui nous mettrait au diapason de nos rêves …

Nous venons de passer de la page 2011 à la page 2012 … joyeuse mélodie !

 2012-01 Notes bleues - (c) 2012 OuiLeO.cOm

Le Léman Bleu et Ombres

Lorsque le soleil descend lentement et vient caresser les vaguelettes de l’autre bout du lac; lorsque la lumière devient si blanche qu’il est impossible de distinguer les couleurs; lorsque saturés, les yeux ne voient plus que des ombres … alors l’eau et les rives livrent leurs secrets, leurs mystères, leur histoire. Chaque ombre parle à ceux qui sont présents, et a tant à raconter que le badaud qui offre un instant d’attention à ces âmes lacustres est retenu prisonnier le temps d’un long, très long voyage intérieur … sans passé ni présent. Un goût d’éternité … un voyage au paradis.

Seule la disparition totale de la lumière, et l’arrivée subite du froid qui l’accompagne (rappelant à l’imprudent égaré que l’hiver est bel et bien toujours là), causera la décharge nécessaire pour faire revenir notre voyageur d’un monde où il se sentait bien. Ne resteront dans la mémoire de notre rêveur que peu de souvenirs. Et les images qui lui auront été généreusement offertes …

Le Léman Bleu et Ombres - Le rêveur pOsté - (c) 2011 OuiLeO.Com Le Léman Bleu et Ombres - Vertical - (c) 2011 OuiLeO.Com Le Léman Bleu et Ombres - Le bOut - (c) 2011 OuiLeO.Com Le Léman Bleu et Ombres - Brumes - (c) 2011 OuiLeO.Com Le Léman Bleu et Ombres - Le Rendez-vOus - (c) 2011 OuiLeO.Com Le Léman Bleu et Ombres - La Liberté est Ailleurs - (c) 2011 OuiLeO.Com Le Léman Bleu et Ombres - Rongé par le temps - (c) 2011 OuiLeO.Com Le Léman Bleu et Ombres - Santé de Fer - (c) 2011 OuiLeO.Com Le Léman Bleu et Ombres - Le bout du Chemin - (c) 2011 OuiLeO.Com

Une vie de chAt

Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires

Amis de la science et de la volupté
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres;
L’Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin;

Leurs reins féconds sont plein d’étincelles magiques
Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal – Les Chats

Une Vie de chAt - (c) 2010 OuiLeO.cOm

Merci à Tiki pour m’avoir accordé le droit d’utiliser son image…

Octobre

Octobre. Il est d’usage en ce premier mois d’automne de s’émerveiller des mutations de la nature. Le feu d’artifice de couleurs que nous offrent les forêts. La rosée du matin qui perle au bout des feuilles, colonise les toiles d’araignées et emprisonne les reflets du soleil. Octobre. Les rivières reprennent leur cours. Les champignons envahissent les prés. L’air s’emplit de fraîcheur. Les nuages plus beaux les uns que les autres rivalisent d’imagination. Octobre d’ordinaire me fait rêver mais cette année me désespère.

Je lève les yeux vers les monts et ne vois que des forêts brunes de feuilles séchées par le soleil. Je regarde le lit des rivières et constate qu’au fond coulent des cailloux. Je marche dans l’herbe et mes souliers se mouillent de poussière. Je lève les bras vers le ciel et n’embrasse que du bleu. A l’infini un bleu froid désespérant au milieu duquel un soleil moqueur prend plaisir à nous regarder souffrir.

Octobre a changé. Octobre n’est plus et il paraît qu’il va falloir s’y adapter…