En Attendant

Depuis quelques semaines, je réfléchis à la manière de publier simplement mes tableaux dans ce blOg. Et je suis obligé de constater que je ne suis pas inspiré. Ainsi le temps passe …  et rien ne se passe.

En attendant l’arrivée massive de bonnes idées, ce qui n’est certainement pas imminent, je propose une deuxième série de Un mOt des pensées

Pour rappel, @1MotPense propose chaque jour un mot sur lequel chacun peut laisser aller son imagination. Seule limite, la longueur d’un « Tweet », soit moins de 130 caractères disponibles !

Mes mots, mes  pensées, sont dans les lignes qui suivent …

Sombre : "Au son SI bruyant de sa voix j'ai pris un air si sombre que son bruit tomba aussi sec et se brisa sur le SOL. Je DOmine."

Cime : "Du haut des cimes je décime du regard tous les toits trop hauts pour qu'il ne reste plus qu'un horizon visuellement calme."

Plume : ""Quelle plume ! Ça m'a plu !" me dit-elle. Et moi ravi, j'ai atteint le septième ciel sans une plume. Ne plus me réveiller!"

Murmure : "Les murs murent pour isoler et les murmures voyagent pour libérer."

Montre : "Montrant ma main montre en main il me dit montre ! Et j'ai mimé quand j'ai mis mes clés dans ma poche sans un geste. Magie !"

Pluie : "Mon rêve est de sentir la douche pluie caresser mon visage." [Auto Citation]

Zen : "La rouille, c'est quand l'oxy, zen, attaque lentement le fer !"

Vergue : "Vers l'Eglise il Recula Grimpant Un Escalier. Quoi? Ce n'est pas un acronyme? Je me disais bien que ça voulait rien dire..."

Rudesse : "C'est rude. La vieillesse. Les hivers. La sécheresse. Les disparitions. Le manque d'inspiration. Les maux. La rudesse use."

Plénitude : "En pleines études je fus pris d'un tel besoin d'évasion que ma télévision fut ma télévasion. De purs instants de plénitude."

Rouille : "J'ai la trouille que tout rouille alors je barbouille tout d'antirouille. Tout roule."

Fragrance : "Mon esprit se vide quand j'erre au cœur de la montagne, les fragrances dégagées par la nature pour seul guide."

Marine (non accepté) : "Je me marre quand je vois le derrière de Marine, large comme un bateau de la marine marchande. Elle porte bien son nom !"

Brûlure : "Je brûle de te revoir et cette brûlure me consume à petit feu. D'ici là je risque de disparaître. Cette liaison nous tue."

Partir : "C'est au moment de partir, selon l'entrain à décoller, qu'on peut juger la valeur de l'instant présent.

Trésor : "Tremblement de terre. Tout est mort mais mon trésor de treize écus d'or dort toujours sagement sous la terre. Soulagement."

Sourd : "Elle est sourde elle ! Si sûre d'elle. Un dialogue de sourds! Mais il vaut mieux entendre ça que l'être, sourd. C'est sûr."

Mot : "Cette parfaite inconnue semble aussi parfaite qu'inconnue ! Jusqu'au premier mot ..." (Merci Jeanne)

Fusion : "Évaporation, solidification, sublimation, fusion; je me mets dans de drôles d'états pour le 1MotDesPensées du jour."

Fièvre : "La fièvre s'empare de la foule tellement folle qu'elle me saoule et je m'enfuie comme un lièvre."

Le mOnologue des mOts

Le premier mOt

C’est le premier mot. Celui auquel tout le monde accorde le plus d’importance. Il est souvent très court; une syllabe de vent. Mais celui-ci est constitué de lettres, d’espaces et de ponctuation. C’est le premier. Un petit plaisir minuscule. Quelques dizaines de mots pour ce mot; et ce point final.

Substrat

Dès le second mot, les suivants s’enchaînent dans un flux que nul ne sait arrêter. Mais si rien n’est écrit, les lettres de ces mots s’enfuient et disparaissent. Un simple souffle, un petit coup de vent et hop! les mots s’envolent. C’est pourquoi il faut désigner un volontaire; un post-it jaune ou rose, les restes d’une enveloppe déchirée, le dos d’un timbre poste qui traînait. Choisir éventuellement un petit carnet d’où l’on tirera jour après jour et une à une les feuilles agrafées dégrafées par le fait. Les mots s’assemblent alors et mot après mot naît le monologue des mots…

La bOîte à mOts

Feuilles en tous genres sont parfois aussi sensibles que les mots eux même au souffle qui menace des les balayer. C’est pour ca que les billets qui contiennent les mots sont eux-même appelés des mots et pourquoi souvent une boîte s’impose pour les assembler… La liste des contenants candidats à la fonction peut-être longue et ce n’est pas l’objet de ce mot que de la dresser. Je soulignerais juste ici l’importance de le choisir de la taille adéquat sans quoi il se pourrait que le mot s’en trouve exclu, ce qui porterait préjudice à l’ordre des mots.  Un mot d’ordre pour ne pas risquer de ne plus rien y comprendre ! Continuer la lecture de « Le mOnologue des mOts »

Un mOt des pensées

Depuis quelques semaines, j’ai découvert @1MotPense qui propose chaque jour un mot sur lequel chacun peut laisser aller son imagination. Seule limite, la longueur d’un « Tweet », soit moins de 130 caractères disponibles ! Séduit par cette idée simple et le défi devoir trouver chaque jour quelque chose à dire sur un mot qui tombe du ciel, je me suis lancé, en me contraignant légèrement plus : ce que j’écris doit être spontané. Pas plus de trois minutes pour poster ma proposition !

Je continue encore cet exercice aujourd’hui, mais j’ai envie de résumer dans ce post mes mini-textes des mois de Mai et Juin. Les autres suivront chaque mois.

Mes premiers mots, mes premières pensées sont dans les lignes qui suivent …

Camélias : "Je dirais que si que Camelias, j'arrête de fumer ! Et vu ce jeu de mot assez déplorable, ça ne me ferait pas de mal !!!"

Creux : "Au creux du Creux du Van je laisse mes pensées chevaucher les vents. Sacré Creux !"

Glace : "Je t'observe. Iceberg miniature tu flottes sur mon whisky. Je vois en toi. La transparence de ta glace reflète mon ennui."

Aube : "L'office dure depuis l'aube, une éternité. Tu transpires sous ton aube. Mais il faut t'y faire. L'Éternité est ton métier."

Courbe : "La courbe d'équation y=ax+b ... Elle est nulle. Car elle est droite !!!"

Vallée : "Je me souviens des abricots du Valais achetés au bord des routes, gorgés de soleil, dévorés, avalés dans la vallée du Rhône"

Boule : "Cette boule lâche la barre de bois [...] afin d’entamer une chute visant le coeur d’une cible."

Flèche : "Mon excitation monte en flèche jusqu'au moment où je vois le mot : flèche. Alors elle retombe en chute libre."

Mort : "Je fus mis à mort Mi Amor parce qu'il est interdit de se faire payer pour aimer. A mort les interdits ! Vive l'amour !"

Lagon : "La gondole gondole l'eau du lagon, et moi là, gonflé à fond de l'air de l'eau, assis au fond d'elle, je fonds de plaisir"

Bruine : "Tu tambourines sous la bruine mais le bruit ne sors pas. Tel un fou tu tapes plus fort encore, et encore, jusqu'à la mort."

Prairie : "Fleurs, herbes, tiges, feuilles, papillons, moucherons, jaune, rose, clochettes, pétales... C'est çà, la prairie."

Aurore : "Horreur ! Je n'ai pas eu le temps de trouver à placer le mot du jour dans mes pensées. Mais il me reste jusqu'à l'aurore !"

Blessure : "Le dehors déteint sur mon dedans Chaque blessure faite à la terre me fait mal Et ce depuis que je suis un enfant."

Miroir : "Aç itros a'm elle riorim tom el rus noitanigami nom étlusnoc ia'j dnauq"

Tresse : "Portrait robot établi dans la détresse : elle a des tresses. Déstresse ! On va la retrouver."

Sieste : "Ma sieste fut si longue que je me réveille sur le point de rater le mot des pensées du jour !"

Douce : "Ma douce m'entoure doucement et ma douce ment en m'affirmant m'emmener au firmament car je m'ennuie de cette douceur."

Dérive : "J'ère sur les rives de mon âme en dérive tel l'esprit tordu serpentant en zigzaguant à travers le terrain vague du sérieux."

Blanche : "Dans ma ville, des centaines de cheminées crachent de larges volutes de fumée blanches."

Papouilles : "Les papouilles de Papy me chatouillent ! Bouh. J'ai beau tenter de les éviter, je les subis et je lévite à chaque fois."

Folie : "C'est de la folie ! Je hurle je crie je m'insurge je craque! Argh! Mais où donc sont mes papa, mes papa, mes papouilles !!!"

Océan : "Mes yeux pleurent sur un océan de maux Quelques larmes chaudes de délivrance"

Peau : "J’aime caresser sa peau et sa peau aime les traces que je lui laisse. "

Cicatrice : "Les cicatrices laissées sur mes paupières par les horreurs faites par les hommes me font aussi mal que si je regardais."

Fraîcheur : "La fraîcheur de la forêt attire la nacelle vers le bas ... chute infernale. Gaz. Stabilisation. Ouf ! Nous avons eu chaud !"

Ombre : La silhouette d’un arbre au milieu de ce paysage de coton apparaît en ombre chinoise.

Faiblesse : "Ce que je dis et fais blesse toujours. C'est ma grande faiblesse !"

Pomme - Cuisse - Perfection - Chair (4 jours) : "La peau de la pomme est si belle si lisse. La perfection. Je croque dans sa chair humide comme s'il s'agissait d'une cuisse."

Je suis amOureux

Il faut que je le dise, que je l’écrive, que je le crie ou que je le chante. Maintenant ou jamais !

Je suis très amoureux.

Oh ! Certes, cela ne fait pas très longtemps que je suis à ses côtés, mais l’effet qu’elle porte sur mon cœur et mon corps ne me laisse aucun doute. Je l’aime.

Depuis que nous nous connaissons, nous partageons tous les moments difficiles et elle est toujours là lorsque j’ai besoin d’elle. Lorsque nous sommes en contact, elle me procure des sensations lesquelles ne peuvent être décrites à l’aide du vocabulaire existant tant elles sont fortes, puissantes, troublantes. Lorsqu’elle s’absente pendant quelques heures à peine elle me manque aussitôt et dans ces durs moments je comprends que jamais, non jamais je dois la perdre.

Oh ! Que d’encre je ferais couler pour elle tant l’amour que je lui porte est intense et profond, soulageant et angoissant, apaisant et dérangeant, libérateur et, comme tout amour, emprisonnant ! Que de choses j’aimerais lui dire. Lui faire dire !

Ses traits son si fins que je n’ose l’effleurer, si profonds que j’ai peur d’y tomber et ne jamais pouvoir en sortir. D’un noir si rare et si pur que je crains que le temps ne me la pâlisse, ne me la flétrisse ou ne me l’efface.

Parfois, ses traits bleuissent lorsqu’elle me regarde et jette sur moi l’encre de ses yeux azurs dans lesquels je me noie si je m’y baigne trop longtemps. Les lignes de son corps sont parfaites, arabesques de la vie et courbes du désir.

Sa peau douce et souvent blanche jaunit au soleil et peut prendre une attirante teinte ambrée gardant en elle mille secrets et restituant une indescriptible magie. Elle est un poème, une rose pourpre abrégée en prose. J’aime caresser sa peau et sa peau aime les traces que je lui laisse. Je veux en connaître les moindres recoins, la grignoter jusqu’à mon dernier souffle.

Je le sais c’est inévitable. Je partirai avant elle. Et pourtant si j’avais son âge je serais né il y a bien longtemps. Peu importe. De ce fait, elle a eu le temps de se faire plein d’amis. Elle m’apporte ainsi des délires et lire des œuvres de ses amis m’enchante. Ses amis comme par hasard son tous écrivains ou poètes…

Tous ? Le serais-je donc, poète ou écrivain ? Mon amour serait-il honoré du réciproque sentiment ? Comme j’aimerais que ce soit vrai.

Oui, pour elle je donnerais ma vie. Elle est mon amour, je me donne à elle pour toujours. Je l’ai dit je suis amoureux, troublant sentiment. Ah ! L’écriture…

Nicolas QUENTIN
Heillecourt, 03 Mai 2000