HOME, le film de Yann Arthus-Bertrand

Affiche de Home

Le 5 Juin 2009, le film HOME de Yann Arthus Bertrand a été diffusé gratuitement à grande échelle pour que tous nous prenions conscience de  l’empreinte écologique que nous imprimons sur notre Terre. 

Depuis, l’auteur encourage sa diffusion afin que ceux qui n’auraient pas eu la chance de voir ce film puissent le faire et ainsi remplir un DEVOIR de citoyen. 

Aussi, puisqu’« il est trop tard pour être pessimiste », j’ai décidé d’apporter ma pierre à l’édifice en proposant un lien qui permette de télécharger HOME (voir fichier joint à ce message).

Tiens, il n’y a pas de fichier joint ! Mais pourquoi donc?
– Ben disons que grâce à Hadopi, je suis partagé… je n’ose plus partager.

Oui, mais tu viens de dire il y a quelques lignes qu’il fallait diffuser le film !
– En effet.  Voici ce que disait Mr Bertrand au sujet de son film : 

« Nous vivons une période cruciale. Les scientifiques nous disent que nous avons 10 ans pour changer nos modes de vie, éviter d’épuiser les ressources naturelles et empêcher une évolution catastrophique du climat de la Terre. Il faut que chacun participe à l’effort collectif et c’est pour sensibiliser le plus grand monde que j’ai conçu le film HOME. Afin de diffuser ce film le plus largement possible, il fallait qu’il soit gratuit. Un mécène, le groupe PPR, a permis qui le soit. EuropaCorp, qui en assure la distribution, s’est engagé à ne faire aucun bénéfice car HOME n’a aucune ambition commerciale. J’aimerais que ce film devienne aussi votre film. Partagez-le. Et agissez. »

J’étais heureux de cette initiative. En revanche, entre temps, j’ai entendu dire que Mr Besson n’était pas du même avis, que la diffusion gratuite sur Youtube n’était valable que dix jours, que le fichier était protégé pour éviter sa diffusion sur les réseaux peer-to-peer, qu’un DVD allait être mis en vente pour environ 5€… bref. Pas mal pour un film sans ambition commerciale. Belle désillusion. 

Quand l’argent reprend si rapidement ses droits, je ne peux pas m’empêcher d’être déçu. C’est vraiment dommage. Malgré tout, HOME reste un film à voir. Nous devons poursuivre nos efforts afin de garantir un futur acceptable à nos enfants. Il ne faut pas que l’effet HOME se limite aux élections européennes de 2009…

Home sweet Home.

PS: si vous voulez vraiment ce Torrent, vous pouvez toujours tomber totalement par hasard sur cette page… 
Il vous faudra en outre un client Torrent (par exemple uTorrent). 

Musique technOlogique

J‘ai déjà évoqué par le passé l’imminente disparition du CD audio et l’impact que le phénomène de « consommation » musicale engendre sur le monde artistique. Ce que j’ai pu lire hier en survolant un article aperçu dans un quotidien gratuit, étalé à même le sol dans le train qui me conduisait au turbin, va encore plus loin : certaines entreprises développeraient des logiciels qui pourraient conforter le reigne du conformisme artistique, du conditionnement radio-musical et la non-créativité en général.

En effet, certaines applications seraient développées afin de permettre de changer l’instrumentation à chaque lecture d’une « œuvre » tout en gardant les mêmes lignes mélodiques. D’autres permettraient de composer des chansons à partir d’un air fredonné ou encore d’analyser trois chansons d’un groupe pour en composer une nouvelle dans le même style. Le tout bien évidemment basé sur des algorithmes et donc conduisant inévitablement à l’uniformisation des genres. C’est un phénomène que l’on observe déjà en automobile. Avez-vous déjà remarqué à quel point toutes les automobiles créées à une période donnée se ressemblent, quelle qu’en soit la marque ?

De quoi faire frémir les adeptes de musique, car de tels logiciels porteraient un coup assurément fatal à un art déjà bien fragilisé par ceux qui voient des dollars à la place des notes. Se serait un poignard supplémentaire dans le dos d’artistes – comme Mano Solo – qui se saignent déjà pour auto-produire des albums personnels, passionnés et … qui souvent dérangent. Les consommateurs de musique se complairont davantage dans le pré-formaté, par habitude, flemmardise, ignorance, confort et que sais-je encore. Lorsqu’on habitue un enfant au sucré, les aliments salés ou plus amers le dégoûtent. Or le salé et l’amer, en musique, c’est l’originalité, le cœur de l’art.

D’ailleurs si l’homme n’intervient plus dans les compositions, si ce n’est plus l’ordinateur qui assiste le Musicien mais le « m »usicien qui assiste l’ordinateur, pourra-t-on encore parler d’Art ? Je doute. Il va nous falloir vivre avec la fast-food musicale… le fast-audio ! Ce concept n’existe pas encore (quoi que) que déjà je m’insurge contre cette mal-écoute et milite pour la création d’un label Bio de l’Audio !

Enfin, relativisons. Ces logiciels ne sont encore pas là et je me plais à croire qu’ils n’existeront jamais. Je suis convaincu (en tout cas l’être m’arrange) que ma source est plus près de la presse à scandale que d’un journal d’information sérieux et fiable… il faut attirer le lectorat, et sur quoi se jettent les mouches en général ?

Ah ! Les journaux gratuits… encore un fléau qui se répend subtilement mais sûrement et de l’analyse duquel on peut tirer une mine d’informations sur le comportement de nos amis les humains… nos concitoyens. Il faudra que j’y revienne.

Thé frOid maisOn

Laisser refroidir le thé infusé à chaud donne généralement une boisson peu subtile et acrement arômatisée, si bien qu’en cas d’envie de thé froid, on se laisse aller à consommer des produits prêts à l’emploi, disponibles à prix d’or au rayon boissons de notre supermarché, royaume du sucre et des arômes artificiels.

Mais que faire lorsqu’on n’aime pas le sucre, qu’on est adepte de produits purs et qu’en fervent écologiste, on veut consommer le moins de PET possible? Voici une recette simple qui devrait titiller vos papilles, donner entière satisfaction à votre attachement aux aliments naturels et vous conforter dans l’idée que l’ industrie alimentaire gâche vraiment tout le plaisir du bon goût…

Pour obtenir pour un litre de thé modérément sucré, il vous faut :

– 1 litre d’eau
– 1 cuillère à café bombée de thé*
– 3 sucres en morceaux
– 1 rondelle de citron jaune

Dès que vous avez à portée de main tous les ingrédients, suivez les étapes suivantes :

– mettez l’eau froide dans un broc en verre (c’est transparent donc plus joli !)
– dispersez-y le thé
– ajoutez au mélange la rondelle de citron
– plongez les 3 morceaux de sucres (adaptez éventuellement la quantité en fonction de votre goût !)
– mélangez le tout à l’aide d’une cuillère en bois (c’est plus sympa, mais une cuillère en métal, ça va très bien aussi)
– placez le broc au réfrigérateur au moins 6 heures et remuez de temps en temps
– filtrez le tout pour libérer votre boisson de ses inclusions 

Vous disposez maintenant d’une savoureuse boisson à apprécier bien fraîche !

*Pour le choix du thé, je préconise le fameux Thé des Moines, inspiré d’une recette ancestrale élaborée dans un monastère tibétain. Pour la petite histoire, la légende raconte qu’une communauté de moines préparait secrètement un mélange de thé, de plantes et de fleurs. Après plusieurs jours de macération, les feuilles de thé étaient soigneusement triées et mise à part. Par ce simplissime procédé, les moines changeaient le thé en or. Le Thé des Moines est un feu d’artifice de saveurs et une caresse pour le palais.

Vestiges des Temps d’Art

Lorsque j’étais étudiant, le Hall du Livre était mon antre, mon repère, pour ne pas dire mon QG. Un cocon de rêve, rempli d’étagères formant un labyrinthe où se côtoyaient sans concurrence disques et livres à foison. Un labyrinthe infini dans lequel je me précipitais pour disparaître de tout mon être et passer des heures hors du monde à la recherche des richesses de ce dernier. Tout semblait ici figé à jamais.

De retour à Nancy pour un week end, je m’y promenais sans but précis lorsqu’au détour de rues que je ne reconnaissais plus, je me suis retrouvé face au Hall du Livre. Des souvenirs sont tombés violemment et je me suis baissé pour les ramasser sur le trottoir, les apprécier puis les caler au fond des poches ; ainsi armé, j’ai poussé la porte vitrée et suis entré.

Je fus émerveillé de voir que rien en apparence n’avait changé. La presse toujours exposée à l’entrée. Quelques mètres plus tard je vis à droite les livres de voyage posés sur leurs étals. A gauche l’accès aux BD et romans, et en face l’escalier qui mène aux étages, réserve colossale d’ouvrages techniques, philosophiques et scientifiques.

Jusqu’ici, j’étais aux anges. Mais une ombre est venue noircir le tableau dès que l’envie me pris de descendre les quelques marches qui menaient à l’espace musique. Tel un cancer progressant sans scrupule, des centaines de DVD prennent désormais la place des lingots de ma mine. Ma mine s’en est d’ailleurs décomposée. Où est mon trésor ?

Réduit à néant. Disparu à jamais. Plus que quelques dizaines d’albums FM perdus dans un coin, cachés. Il semblerait que la disparition du disque pointe le bout de son nez et que le mp3 agisse sur lui comme le réchauffement sur les glaces polaires. Une réalité qui m’a frappé avec une telle violence que je n’en suis pas encore totalement remis. Certains disent que c’est le concept même d’album qui est en péril. Pourrait-il en être autrement dans un monde ou l’on consomme une chanson comme une cigarette ?

Je crains que non. Cette issue est inéluctable. Cependant je reste convaincu que la perte est grande. Un album est une œuvre en soi, une palette de couleurs musicales complémentaires et de rythmes accordés. Un disque constitue le témoignage d’une période, un morceau de la vie des musiciens. Acheter une chanson hors du contexte de l’album dont elle provient revient à acheter un tableau avec des tâches couleur peau et prétendre être en possession des Demoiselles d’Avignon. Je pense que Picasso n’aurait pas apprécié que l’on vende ses tableaux par couleur ou découpé autour des objets représentés. Il en aurait peut-être même arrêté de peindre.

C’est donc presque me mordant l’âme que j’ai quitté la mort dans l’âme le théâtre de mes rêves passés. Oh ! Hall du Livre que tu portes maintenant bien ton nom. Tu es désormais amputé de ta moitié et ton sol pavé de galets tel un symbole de liberté sonne atrocement faux. Je lance un appel aux arts-mateurs, battons-nous pour que vive le disque ! Que le commerce d’art ne nuise plus à l’Art !

Le souvenir de cette visite ravive mon désarroi et j’ai subitement envie d’écouter de la musique. Je vais donc en rester là, mais c’est l’arme à l’œil que je m’en retourne écouter mes vestiges des temps d’art, l’étendard de mes idéaux…