L’Ephémère

Un furtif regard
Dans un hall de gare
Une seconde dure
Un millénaire
Moment éphémère
Courte aventure.

Dans ce regard
Toute une histoire
Une seconde c’est 
Une vie imaginée
Un bonheur certain
On en serre les poings.

C’est Noël 
Dansons pour qu’elle
Nous repère.
Courant d’air…
Là, ce parfum
Ce corps divin !

Une seconde
Et la seconde
C’est fini
On en rêve
Déjà nostalgiques
C’était magique…

Nicolas QUENTIN
Orléans, 12 Décembre 2000

Les Masques

Du soir jusqu’au matin, hypocrites sourires
Aux dîners mondains, sur cent visages de cire –

La chique verrerie tout près de la chique à cancer
Ils boivent et mâchouillent en écoutant privés concerts.

Je ne suis pas chiromancien, non mais je sais
Que dès demain, aux hommes qui vivent grâce aux rabais
Inconsciente jouissance des gens bien logés
De crier haut et fort qu’ils ont bien rigolé.

Comment aimer ces sans-culottes rhabillés ?

Ces gens qui se sont battus pour la liberté
Aujourd’hui crachant sur le peuple et la pitié
Etres jaloux des rois et qui nous ont bernés.

Nicolas QUENTIN
Heillecourt, 11 Juin 2000

Ronde en ce mOnde

Du chemin gelé
Et vus de loin
Je me suis approché

Mais de derrière
Le voile trouble de vent
Mes yeux

Je ne vis que
De vent, moi
Des visages froids

A peine ma peine ressort,
Hideux mes yeux
Ces vies, sages

Regards dans 
Les cieux sombres
Et tristes

J’ouïs ;
C’est de mon malheur
Sang gris,

Masque de,
Tristesse sans rire,
Avec eux je suis parti.

Et sans ce retour
Ne ment pas
Cet état d’esprit meilleur

A ça voir
Cœur y a un
Mes larmes

Nids
Champs
Geais

Ronde en ce Monde…

Nicolas QUENTIN
Heillecourt, 27 Octobre 1998