juil
20
2004
Aussi régulier que le tic tac adoré
Des fabuleuses horloges de nos ancêtres
Le désir si fort de me métamorphoser
Revient à la charge et se cache pour disparaître
Drôle d’aventure à chaque fois qu’il pointe son nez
Alors que je le crois à jamais disparu
Mon corps entier s’emplit d’un étrange flux secret
Auquel résister est un combat perdu
Est-ce la naïveté qui qualifie cet âge
Qui m’attire sans cesse contre vents et marées
Dans ce cocon de douceur qui m’ouvre au grand large
Et m’offre du plaisir contre ma dignité ?
Conséquence très étrange d’un acte inachevé
Commis il y a vingt ans en toute innocence
Par une jeune fille qui faisait son métier
Je glisse peu à peu vers ailleurs en silence
L’enfant qui dort en moi prend alors le relais
Je rejoins mon esprit au pays des merveilles
Le long d’un fil d’argent soigneusement étiré
J’accroche une à une les images les plus belles
Les sensations sont si pures et le désir si fort
Du bout de mes doigts jusqu’à la plante des pieds
Je deviens un voleur devant un lingot d’or
Qu’une seule cure est en mesure de soigner :
En offrant ma raison aux bras de Morphée
Tel un shaman volant par delà les frontières
Et dépassant les limites de la pensée
Oui, je pourrais enfin me sentir libéré.
Nicolas QUENTIN
Bordeaux, 20 Juillet 2004
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juin
19
2003
Puisque nous méritons tous les deux mieux
Que cette vie dont on télé jouit
Dans un climat social a deux cent lieues
D’un monde ailleurs le rêve de notre vie
Puisqu´on chevauche trois fois par semaine
La même longueur d´onde pour nourrir l´espoir
D´un lendemain où l´on gommerait la haine
Ces petits riens qui chaque jour nous séparent
Puisqu´on soumet à la fatalité
Notre avenir si beau dans nos pensées
Que de plus en plus la facilité
Serait pour nous deux de tout effacer
Je t´invite à voyager sans escale
A construire un radeau et quatre rames
Remonter la rivière tant bien que mal
Kétélassa nouah toutossaham
Puisque nous voulons la fumée sans feu
Combattre pour le mieux sans violence
Voir avec un voile devant les yeux
Continuer à vivre en enfance
Puisque pour moi l´art est devenu roi
Que toi tu rêves encore à Cendrillon
Mousquetaires ! Toi pour moi et moi pour toi
On le crie fort mais ne sort … aucun son
Puisqu´on est condamnés à répéter
A l´infini la même mélodie
Qu´on a plus rien à perdre à tout tenter
Si ce n’est tuer notre maladie
Je t´invite à voyager sans escale
Rien qu´un instant à échanger nos rames
Voir que le monde des autres n´est pas si mal
Kétélassa nouah toutossaham
Nicolas QUENTIN
Metz, 19 Juin 2003
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