déc 29 2001

Tour de Terre

C’est mon vingt deuxième tour de manège
Sur cette Terre où tout tourne tout le temps
Les heures, les jours, les semaines et les ans
Et les gens qui se jettent sautent dans la neige

La sèche bise tourbillonne sur l’étang
Fige l’épaisse glace qu’auparavant le vent
A lissé pour laisser les enfants glisser
Tourner et tourner sur la pointe des pieds
Entraînant leur parents dans cette douce folie
Au cœur d’un tourbillon où on oublie tout – tant pis

C’est mon vingt deuxième tour d’année sur cette Terre
Et à si petits pas d’avancer en solitaire
Le temps recouvrira ma tête d’un doux manteau blanc
Avant que l’on me tire sur cet étang

Nicolas QUENTIN
Heillecourt, 29 Décembre 2001


mar 7 2001

Un Rêvevie

Je marchais sous la pluie 
Et le bord de la Loire
Je rêvais et chantais 
Quand la Loire m’a fait voir
Le reflet de la Lune 
Qui perçait dans le noir
Elle hurlait en silence 
Mais qui voudrait me croire

***

Des troubadours et peintres
Réfugiés sous un pont
L’Amsterdamer fumant 
La bière l’inspiration
Sur les toiles dans les chants
L’eau remonte les monts
Le temps s’est arrêté 
La Lune donne le ton

***

Sous ce pont plein de vie
Je passe humide pavé
Je ne veux plus marcher
Pourquoi continuer
Dans les mots que j’entends
Comme ceux sur ce papier
Un clin d’œil un ami
Je m’arrête de marcher :

Je vois puis j’observe les fresques sur les murs
Des peintures rupestres qui souffrent de coulures
Les couleurs estompées le béton se fissure
Les Tags sont-ils plus laids que gris froids, moisissures

J’entends puis j’écoute rêveuses mélodies
Flûtes guitares et lyres délirent égayent la nuit
Et sont peintes sur les toiles avec fresques et pluie
Un moment de magie que le rêveur saisit.

Nicolas QUENTIN
Orléans, 07 Mars 2001


déc 12 2000

L’Ephémère

Un furtif regard
Dans un hall de gare
Une seconde dure
Un millénaire
Moment éphémère
Courte aventure.

Dans ce regard
Toute une histoire
Une seconde c’est 
Une vie imaginée
Un bonheur certain
On en serre les poings.

C’est Noël 
Dansons pour qu’elle
Nous repère.
Courant d’air…
Là, ce parfum
Ce corps divin !

Une seconde
Et la seconde
C’est fini
On en rêve
Déjà nostalgiques
C’était magique…

Nicolas QUENTIN
Orléans, 12 Décembre 2000