avr
21
2000
A l’heure où la nuit pâlit
Et les oiseaux entament leur chant
Mon cœur se réveille dans l’ennui
Un vague à l’âme persistant.
Que vais-je encore faire ce jour
Moi qui rêve de voyage sans fin
Et ne voit encore et toujours
Que les proches limites d’un jardin ?
Hier se relève aujourd’hui
Et cherche à aller vers demain.
Je le sais, les jours se copient,
J’essaye de les changer ; en vain.
Alors restent les longues nuits
J’allume bougies et encens
Je tente de changer de vie.
En égoïste je fuis le temps.
J’aime le soir, j’aime la nuit
Cette ombre qui endort la ville
Et que le soleil par peur fuit.
Un monde engourdi est tranquille.
- Vents de folie emportez-moi !
La Terre chaque jour tremble plus
Et les hommes ne le voient pas !
Emportez-moi ! Qu’ils réagissent ! -
Hier encore dans le vide
Ces quelques phrases j’ai hurlé
Ce matin claire et limpide
L’eau de mes yeux s’est échappée.
A l’heure où le ciel rougit
Et les oiseaux continuent leur chant
Mon cœur réveillé dans l’ennui
Ne souhaite plus battre longtemps.
Nicolas QUENTIN
Heillecourt, 21 Avril 2000
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avr
17
2000
A Lcc, A Kmy…
Un lourd silence pesait sur ma chambre !
où la nuit encensée sentait fort l’ambre.
Et à deux heures sans bruit tous sont partis.
Très vite ma vie a pris un goût d’ennui.
Je voyais tant d’images tristes et obscures !
comme dans une pièce où les scènes sont dures.
Pour les mois à venir rien de drôle.
La vie nous réservait des mauvais rôles.
Les souvenirs tranchaient comme des sabres !
j’étais mal à l’aise seul dans ma chambre.
Et à l’horizon aucun bon présage.
Mieux valait très vite tourner la page.
Alors je me suis glissé dans mon lit
pour chevaucher les rêves les plus sublimes
Ceux qui chaque nuit égayent la vie
Et nous font croire en un monde sans abîme.
Aujourd’hui je suis encore dans ces rêves !
je prie pour que rien ne me les enlève.
Ils me permettent de ne pas craquer.
Ou très vite de devenir aliéné.
Nicolas QUENTIN
Heillecourt, 17 Avril 2000
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jan
2
2000
J’aurais aimé te serrer dans mes bras
Pour que tu retrouves confiance en toi
Te faire oublier tes quatre murs blancs
Main dans la main sous le soleil couchant
Dans la nuit noire me blottir contre toi
Ta présence près de moi pour simple joie
Voir ton regard oublier sa détresse
Derrière la douceur de quelques caresses
J’aurais aimé toucher tes sentiments
T’écouter parler et crier sans gène
Nous aurions pu vivre ensemble sans » Je t’aime «
Etre de vrais amis tout simplement
Oh ! Vera ma petite enfant sage
Ton nom est venu à moi comme un mage
De la solitude tu m’as libéré
J’aimerais tant pouvoir te remercier
Partager avec toi des rêves gais
Nos peines, nos pleurs, soigner nos cœurs blessés
T’emmener loin de ce monde déchu
Là où le bonheur pousse à perte de vue
J’aurais aimé nourrir tes rêves d’enfant
T’entendre hurler ton dégoût pour la vie
Alors battants nous nous serions unis
Pour lutter ensemble contre le temps
Nicolas QUENTIN
Metz, Janvier 2000
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