fév 23 1999

Je Reviens

Tout est lent - Tout est froid - Tout est mort
Plus de vent - Triste émoi - La ville dort
L’air est lourd - Je suis sourd - Vers une tour
Larve humaine - L’âme en peine - Je me traîne.

Arrivé au sommet de l’édifice
Je me retrouve sur un piédestal
A qui serait utile mon sacrifice ?
La lune cachée soudain se dévoile.

Conscient de ma lamentable erreur
J’ère à nouveau dans les rues sans vie
Faible existence d’errance et d’horreur
Qu’il me faut combattre et que je subis.

Mais la lune dominante et tranquille
Accompagne désormais ma solitude
Sa lueur réchauffe mon coeur fragile
Pâle unique couleur de ma vie rude.

Tout est lent - Plus de vent - L’air est lourd
Tout est froid - Triste émoi - Je suis sourd
Tout est mort - La ville dort - De la tour
Je reviens - Je reviens - Je reviens.

Nicolas QUENTIN
Heillecourt, 23 Février 1999


fév 22 1999

L’innOcente

Du clocher de l’église des Trois Evêchés
Une colombe surveille la ville tranquille et morte
Plus un bruit ne résonne dans l’immense bâtisse
Elle se demande ce qui se passe chez les humains.

Soudain une sirène se met à hurler
Et fait sursauter l’oiseau tant elle est forte
Un souffle d’air chaud lui parvient et sur lui glisse
Un journal envolé lui dit que c’est la fin.

Une pâle lueur de l’horizon se rapproche

L’animal s’affole et par peur se cache
Entre dans la maison de Dieu où des pantins
Prient en silence mais n’y changeront plus rien.

Nicolas QUENTIN
Heillecourt, 22 Février 1999