Jul
19
2004
Du jour au lendemain
Se retrouver si loin
Extrémité des branches
Du neuf en avalanche
Les racines s’enterrent
Le néant pour critère
De choix pour ce qu’on m’offre
Peu importe si je souffre.
Et tous ceux que je laisse
Que la vie aussi blesse
Des innombrables maux
Qu’il faut panser de mots
Chaleureux tête à tête
Paroles et airs de fêtes
Désormais impossibles
La vie nous prend pour cible.
Coup d’œil à gauche puis droite
D’infinies voies désertes
Coupent les dunes les pins
Et modèlent mon destin
Je prends mes jambes à mon cou
M’enfonce dans le flou
Je les retrouverai
-Bel et bien je te hais-
Nicolas QUENTIN
Bordeaux, 19 Juillet 2004
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Dec
10
2000
Quand arrive le crépuscule
Un son d’accordéon en fond
Je me mets à rêver c’est bon
J’oublie tout me fais minuscule
L’air est encensé et je sens
Le vent frais tout éparpiller
C’est le chaos dans la fumée
Comme dans ma vie. Mon coeur se rend.
Alors je ferme la fenêtre
Me mors les doigts cogne ma tête
Pour oublier que tout s’arrête
Faire disparaître tout mon être.
Nicolas QUENTIN
Orléans, 10 Décembre 2000
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Apr
21
2000
A l’heure où la nuit pâlit
Et les oiseaux entament leur chant
Mon cœur se réveille dans l’ennui
Un vague à l’âme persistant.
Que vais-je encore faire ce jour
Moi qui rêve de voyage sans fin
Et ne voit encore et toujours
Que les proches limites d’un jardin ?
Hier se relève aujourd’hui
Et cherche à aller vers demain.
Je le sais, les jours se copient,
J’essaye de les changer ; en vain.
Alors restent les longues nuits
J’allume bougies et encens
Je tente de changer de vie.
En égoïste je fuis le temps.
J’aime le soir, j’aime la nuit
Cette ombre qui endort la ville
Et que le soleil par peur fuit.
Un monde engourdi est tranquille.
- Vents de folie emportez-moi !
La Terre chaque jour tremble plus
Et les hommes ne le voient pas !
Emportez-moi ! Qu’ils réagissent ! -
Hier encore dans le vide
Ces quelques phrases j’ai hurlé
Ce matin claire et limpide
L’eau de mes yeux s’est échappée.
A l’heure où le ciel rougit
Et les oiseaux continuent leur chant
Mon cœur réveillé dans l’ennui
Ne souhaite plus battre longtemps.
Nicolas QUENTIN
Heillecourt, 21 Avril 2000
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