jan 23 2010

Apparence

L‘étoffe d’un feuillage consume les racines
Les couleurs disparaissent sous un calque carbone

A l’apparence
Tout acquis succombe

On détruit la pierre et l’ère de paille cartonne
Au royaume du gravier qui se prend pour une cime

Pour l’apparence
On quitte ou on tombe

Naissent des fragments de vies en ruptures brutales
Cohabitation au mieux maux et guerres au pis

L’apparence
Éclate sur le monde

Une arme détenue par certains voire des amis
Qui tuent sans le savoir pour un vain idéal

Nicolas QUENTIN
Penthaz, 23 Janvier 2010


août 14 2009

Métamorphose

D‘un prétexte surgi d’un contexte

J’allume les feux d’un nouveau phare
Une mire et une ligne de départ
Hissons les voiles oh ! moussaillon
Souffle le vent des solutions
La houle se lève dans ma caboche
Les vagues de conflits s’effilochent

Naît l’espoir d’un nouveau départ

D’us l’embarcation frêle peine
Sans cesse les ondes me ramènent
Je m’échoue lamentablement
Le long des plages de mes tourments
Les volontés s’évanouissent
Et je m’incline devant mes vices

Tiens un contexte sans conteste

Mais aujourd’hui le cap est là
Je fixe un point vais hors de moi
Adieu passé amas de causes
A la barre les métamorphoses
Afin que seul compte le sacré
Dont demain je veux me bercer

Pour que l’espoir soit une victoire 

Larguées à jamais les amarres
Oubliés mes pires cauchemars
Je sais faire face à l’amer
Du manque qui se mue en enfer
Enfin libéré d’un fardeau
J’ère tel l’air au dessus de l’eau

Nicolas QUENTIN
Penthalaz, Août 2009


fév 4 2008

Au Gré du Vent

Je m’ennuie.
Je regarde par la fenêtre.
Il neige aujourd’hui.
Les flocons sont nombreux.
Je m’assois sur l’un d’eux.
Je pars pour un long voyage.
Le vent me guide.
Je dépasse le Mont Blanc.
Je redescends vers le Léman.
Mon flocon perd de la vitesse.
Je chevauche un voisin.
Il fonce droit devant.
Nous sortons de la zone de turbulence.
Un rayon de soleil nous touche.
Le flocon se désintègre instantanément.
Je débute une chute vertigineuse.
Le sol se rapproche.
Un second rayon passe près de moi.
Je l’agrippe au passage.
Je vole à la vitesse de la lumière.
Je vais plus vite que mes pensées.
Je me revois hier.
Puis soudain la nuit.
Mon rayon s’évanouit.
Je ferme les yeux.
Puis je les ouvre à nouveau.
Je me retrouve assis.
Mon voyage est fini.

Nicolas QUENTIN
Bienne, 04 Février 2008