A Saint Emilion
De Saint Emilion, je connaissais depuis bien des années le vin rouge, merveilleux, qui me titille les papilles rien que d’y penser. Pour avoir vécu quelques mois il y a quelques années près de Bordeaux, je connais aujourd’hui le village, les terres, les vignes. Je ne suis pas capable de définir lequel des deux donne de son charme à l’autre. En revanche, ce que je peux affirmer avec certitude, c’est que déguster un Grand Cru de Saint Emilion dans une taverne pittoresque et en apprécier les reflets rougeoyants à l’endroit même où il a été élevé, ça donne un goût incomparable à un souvenir inoubliable.
Les Rochers de Naye
Sac à dos, quatre aventuriers s’élancent à l’assaut d’un point culminant à quelques 2042 mètres au dessus de Montreux en Suisse. Armés de leurs pieds, ces courageux jeunes gens s’attaquent, sans entraînement préalable, à plus de 800m de dénivelé avec un objectif : atteindre le sommet en moins de quatre heures.
L’ascension vers les Rochers de Naye est un régal pour les yeux, le nez et le corps. Les efforts sous les effluves des fleurs jeunes paraissent apaiser les tensions accumulées jour après jour.
Temps au sommet : magnifique.
Êtres vivants rencontrés lors de l’ascension : vaches, marmottes, mouches et oiseaux.
Êtres rencontrés au sommet : homo sapiens montés en train à crémaillère. Charmant, mais pour les fainéants.
Vue : superbe.
Collation : pain maison, jambon cru du valais, Gruyère (du vrai…) et pommes suisses.
Arrivé au sommet, non contents d’avoir pu admirer pendant deux heures un paysage des plus sublimes, le paradis des marmottes nous offre une impressionnante vue sur le lac Léman.
Le soir approche. Les yeux saturés de belles images, le nez rempli de senteurs et les oreilles rouges de vent, il faut repartir. La descente est un moment de joie et de bonne humeur pour nos aventuriers. Soucis et tracas ont été jetés par dessus les rochers. Ces derniers, brisés, se noient actuellement à 300m au fond du Léman.
Dommage que les marmottes soient isolées de ce paradis vert par d’énormes grilles. Les parcs en fers ne semblent pas avoir leur place dans ce contexte et cette prison fait mal au cœur. On leur laisse si peu de place dans tant d’espace! Mais relativisons : au moins nous avons vu des marmottes obèses! C’est un spectacle peu banal.
La carte ci-dessous illustre l’itinéraire emprunté pour monter à pied aux Rochers de Nayes :
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